- Mabuhay ! Voyage(s) aux Philippines -

Entre 2005 et 2008, l'archipel des Philippines m'accueillait une à deux fois par an, en février et en août, me permettant de vivre comme un (presque) vrai Pinoy malgré une couleur de peau plus que pâlotte à chaque arrivée.

Point de départ de nombreuses "excursions" ou autres voyages, la trépidante Manille fut ma première grande métropole asiatique. Et si j'avais eu besoin d'être encore plus secoué que je ne l'étais déjà pour me faire prendre conscience de ma propre personne et de ce que je voulais faire de ma petite vie, je n'aurais pas pu mieux choisir ! Circulation apocalyptique, vacarme assourdissant, pollution et odeurs de friture, tout n'était que ravissement... Des bords du fleuve Pasig, infestés de moustiques et de rats où vivent pourtant des familles entières dans des abris de tôles et de carton, jusqu'aux grandes esplanades du front de mer, en passant par les hôtels les plus luxueux, Manille m'offrait une vision totalement inattendue de ce que pouvait être une mégalopole du Tiers-Monde, dans ses extrêmes les plus choquants.

 

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Après quelques sorties d'abord timides (mes hôtes avaient peur que je m'aventure tout seul), j'ai petit à petit appris à me repérer dans Pasig, l'une des villes du Grand Manille où je résidais et qui tient donc son nom du fleuve qui la traverse, en multipliant les trajets à bord des fameux jeepneys, vieilles jeeps américaines reconverties après la guerre en sortes de bus, tous plus colorés et décorés les uns que les autres. 

 

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Aaah... le Pasig Wet Market, le marché couvert de la ville. Pas un pain de glace ni un semblant de ventilation dans ce grand bâtiment sombre. Je vous laisse imaginer l'odeur. Ce furent les photos les plus rapidement prises. Des hauts-le-coeur, que je vous dis, ma bonne dame! Des hauts-le-coeur !

 

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  •  Jeepneys à l’aéroport
  •  Remise de prix
  •  Remise de prix
  •  Les habitants du fleuve
  •  Le fleuve Pasig
  •  Avenue typique de Manille
  •  Jeepney
  •  Front de mer
  •  Front de mer
  •  Jeepney !
  •  Pasig
  •  Pasig
  •  Pasig
  •  Pasig
  •  Pasig
  •  Pasig
  •  Pasig
  •  Pasig
  •  Pasig

 

De là, j'ai pu partir visiter d'autres lieux magiques tels que Boracay, une île au centre de l'archipel, qui abrite l'une des plus belles plages du monde à ce qu'il paraît. Le sable y est si fin qu'il est totalement interdit d'en emporter, sous peine d'amende, disent les panneaux.

 

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L'île ne fait qu'une dizaine de kilomètres carrés, n'est parcourue que de quelques routes et parsemée de petits villages visayas et de gros hôtels très chers. Le front de mer est interminable, occupé de dizaines de bars de plein air en bambou, éclairés de loupiotes vacillantes. Le soir, après avoir grillé sur le sable fin, on va traditionnellement choisir un poisson ou une gambas tigre pêchés du jour sur des étals non loin des bars, où le pêcheur vous les cuit au barbecue sous vos yeux. Le Paradis sur terre. Et pour digérer, quoi de mieux qu'un bain de minuit où le moindre mouvement dans l'eau calme crée d'incroyables remous bioluminescents, probablement du plancton dérangé en plein sommeil...

A l'époque, je n'ai hélas pas pris toutes les photos que j'aurais "dû" prendre. Va falloir y repartir.

 

  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay
  •  White Beach, Boracay

 

Plus près de Manille, au sud de l'île principale, nous avons également visité Batangas et le lac Taal, avec le fameux petit volcan en son centre, non loin de l'ancienne propriété de l'ancien président-dictateur Marcos, désormais visitable mais totalement laissée à l'abandon et aux taggers.

 

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  •  Lac Taal
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  •  Lac Taal
  •  Lac Taal
  •  Lac Taal
  •  Lac Taal
  •  Lac Taal

 

A Puerto Galera, sur l'île de Mindoro (en face de Batangas), c'était eau chaude et limpide, snorkeling et massages la journée, et bar-hopping et cocktails colorés le soir, chaque bar rivalisant de décibels pour attirer touristes et locaux. Le service était systématiquement assuré par de jeunes travestis ou transsexuels (dans des établissements pas nécessairement gays). Une concentration inattendue pour moi ! Egalement un des souvenirs les plus idiots peut-être : c'est la première fois que nous entendions Rihanna chanter Umbrella et lorsqu'on a demandé qui chantait, la serveuse qui avait déconné avec nous toute la soirée nous a finalement jeté un regard un peu "biatch" en nous sifflant : "Rihanna, guys!", genre, "Non mais, Allô, quoi!"

 

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  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  Sabang
  •  Sabang
  •  Sabang
  •  Sabang
  •  Sabang
  •  Sabang
  •  Sabang
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera
  •  White Beach, Puerto Galera

 

Dernière visite grandiose dans cet archipel : les cultures de riz en terrasses, classées au Patrimoine Mondial de l'Humanité. Les Philippins les appellent même la huitième merveille du monde, c'est dire. Elles se trouvent dans le nord de Luzon, l'île principale des Philippines. Nous avons passé une grosse dizaine d'heures en bus de nuit dans les montagnes, sur des routes qu'on n'oserait même pas prendre en plein jour, pour arriver à Banaue /banawé/, un petit village perché dans les montagnes Ifugao.

 

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L'excursion, la vue valaient très largement les doutes et les craintes relatives au voyage en bus (j'ai fait pire depuis). Une merveille. Après un trek de quelques heures, assez difficile (nous essayions de rester à la même vitesse que notre guide, du même âge, mais aux mollets affûtés), nous sommes arrivés à Batad, un quasi-hameau planté sur un côteau découpé en lamelles de rizières... D'un côté une école où les enfants jouent, de l'autre un restaurant-étape où l'on se pose, au son d'une guitare et de son chanteur, avant de repartir aux chutes Tippeyah, d'une force impressionnante. Le bain était obligatoire, bien que gelé... à la différence de l'orage essuyé au retour, alors qu'on tentait vainement de gravir les pentes boueuses et glissantes, abrités de feuilles de bananier. De la pure inconscience, mais qu'est-ce qu'on a pu rire, avec nos nouveaux amis-touristes chinois, dans la même galère que nous...

 

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Le lendemain, ce fut au tour des majestueuses terrasses, les vraies : des collines entières comme découpées horizontalement et re-assemblées en décalé. A couper le souffle, vraiment. Bien sûr, la plateforme n'était qu'un étage monté en béton armé, sans aucune protection, et deux vieilles Ifugao borgnes et édentées portant le costume traditionnel sous des vestes chaudes et des bonnets attendaient l'aumône pour une pauvre photo, accroupies contre un mur sale, le sourire figé mais sincère, mais sinon : simplement magique. Là encore, cela valait largement les centaines de virages qui nous y avaient menés. A deux doigts d'y laisser le petit-déjeuner, mais émerveillés, qu'on était.

 

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Plus au nord, nous avons également pu visiter la ville de Sagada, rendue célèbre pour ses cercueils suspendus : depuis des millénaires, la tribu des Igorots enterre ses morts dans des cerceuils accrochés à flancs de montagne (même si la tradition tend à disparaître de nos jours). La coutume voulait qu'un corps soit enterré en position foetale dans un cercueil assez petit (quitte à lui briser les os au passage) et accroché en hauteur, les Igorots craignant que l'eau de pluie infiltrée dans la terre ne dégrade leur corps trop rapidement. Ils évitaient en même temps de se faire soit déterrer et manger par les chiens errants, soit déterrer et décapiter par les tribus ennemis. Une époque pas très folichonne ! Le cercueil suspendu permettait au mort de se rapprocher des esprits ancestraux.

La découverte des cercueils est brutale, silencieuse, après une heure de randonnée dans des champs ou des bois sauvages, au détour d'un arbuste. L'absence de bruit est réellement impressionnante, voire inquiétante. Et on ne fait rien d'autre que regarder ces cercueils, chevillés un peu n'importe comment sur la roche, avec vue sur la vallée et une partie de la ville au loin.

 

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  •  Banaue
  •  Banaue
  •  Banaue
  •  Banaue
  •  Banaue
  •  Banaue
  •  Batad
  •  Batad
  •  Batad
  •  Batad
  •  Batad
  •  Batad
  •  Batad
  •  Batad
  •  Batad
  •  Batad
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  •  Tippeyah Falls
  •  Tippeyah Falls
  •  Tippeyah Falls
  •  Tippeyah Falls
  •  Batad
  •  Batad
  •  Batad
  •  Banaue Rice Terraces
  •  Riz au séchage
  •  Riz au séchage
  •  Banaue Rice Terraces
  •  Banaue Rice Terraces
  •  Banaue Rice Terraces
  •  Banaue Rice Terraces
  •  Banaue Rice Terraces
  •  Banaue Rice Terraces
  •  Banaue Rice Terraces
  •  Banaue Rice Terraces
  •  Bayyo
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  •  Bayyo
  •  Bayyo
  •  Sagada
  •  Sagada
  •  Sagada
  •  Sagada
  •  Sagada
  •  Sagada
  •  Sagada
  •  Sagada
  •  Sagada
  •  Sagada
  •  Sagada
  •  Sagada