6 ans!

Six longues années que j'attendais de pouvoir revenir en Inde, l'empire de la cardamome, des temples et des culs-de-jattes. Et cette fois, ce sera l'Inde du nord. L'Inde des maharajas, l'Inde du Taj Mahal, le Rajasthan et toutes ses villes en -pur : Jaipur la rose, Jodhpur la bleue, Udaïpur la romantique, Bikaner la désertique et Pushkar la sacrée (c'est pour conclure cette phrase, nous n'avons pas prévu d'y passer.)
Nous allons traverser le Rajasthan en rickshaw (l'équivalent du tuktuk thaïlandais, une sorte de croisement entre un pousse-pousse et une moto), en bus, en train, mais aussi en chameau et même... en tyrolienne. Encore un périple épique.


Prêts ? Allez, c'est parti ! Et en cadeau, sous le papi indien qui sourit, c'est Mamie qui vous présente la bande-annonce du film, en avant-première !


 

introRAJASTHAN

 

Bande-annonce

(le film est à la fin du blog)

Jour 0 - Départ

Rien de notable pour ce nouveau départ : tout passe crème, comme i'disent les jeunes. Aucun retard, aucun oubli, à peine un frisson en arrivant à Paris où il fait aussi beau qu'à Bordeaux. Le plus gros ratage de la journée sera le goût de ce misérable "p'tit campagnard" chez McDo où nous venons juste de faire un gros 4h à 18h30.

Jour 1 - Delhi

Ce J1 commence, tôt, très tôt. Si tôt qu'en fait il se confond avec le J0. La nuit est plus que succinte dans l'avion. Nous dînons vers 23h et à 3h du mat re-belote, c'est le petit-déj. Nous arrivons à Mascate au lever du soleil pour découvrir une ville couleur désert, embrumée et sans aucun charme apparent, vue du ciel.

Jour 2 - Delhi-Mandawa

Réveil en douceur ce matin, vers 7h pour moi, c'est à dire 1h30 du matin heure française. Réveillé par suffocation. Le rhume contre lequel je me bats depuis 2 semaines semblait en fin de vie. Mais c'était sans compter sur les vols depuis la France, et l'air asséché dans les avions. Ce matin, c'est juste l'asphyxie, j'ai le nez aussi encombré qu'une rue de Delhi, c'est pour dire. Je me drogue avec ce que je peux et nous finissons par nous lever vraiment une heure plus tard.

Jour 3 - Bikaner

Nous nous couchons au son d'une musique assourdissante non loin de l'hôtel. Nous apprenons ce matin qu'il s'agissait d'un mariage. Quel dommage de ne pas l'avoir su plus tôt.

A 9h, nous sommes prêts à partir. Le valet/porteur/employé charge nos sacs dans la voiture, nous payons la chambre et nous voilà partis pour Bikaner. 3h de route annoncées.

Jour 4 - Bikaner-Jodhpur

Réveil à 7h comme annoncé par nos accompagnateurs. Juste à temps pour voir le lever du soleil (nous avions contemplé son coucher hier soir également). C'est beau. Mais ça ne règle pas mon état.
Fiévreux, je ne touche à rien de la table du petit déjeuner. Vers 9h, les tentes sont pliées, la cuisine nomade avec les bouteilles de gaz est installée sur la charrette, les deux dromadaires restants sont attelés et je suis soudainement prix d'une indicible joie de ne pas avoir à faire le retour à dos de ces bestioles.

Jour 5 - Jodhpur

Alors là, mes amis, quelle aventure !
Une journée comme beaucoup aimerait en vivre! De l'art, du sport, du fun et des coups de soleil!

Mais commençons par le commencement.

D'abord la nuit. Quelle p... de bonne nuit, dans un lit dans une chambre à la bonne température, sans rien régurgiter comme un troupeau de dromadaires même si le repas de la veille, quoique tout à fait normal, fut un peu difficile à digérer vu mon état gastrique chancelant. Bref, on se réveille en forme.

Jour 6 - Ranakpur-Udaipur

5h50. Je suis tiré du sommeil par la prière du muezzin qui rythme nos journées, désormais. Etonnant dans un pays hindouiste pourtant. Les Musulmans représentent tout de même 20% de la population et la prière résonne dans les rues à 3 reprises, au moins d'après ce que j'ai entendu.
C'est quelque chose, cette prière. Celle du matin débute à 5h50 précises, d'un coin de la ville, assez éloigné du nôtre. La voix est mollement portée par le vent, déformée, arrondie au gré des obstacles.

Jour 7 - Udaipur-Chittorgarh

Une nuit sympathique malgré un cadre quelque peu basique. Nous nous réveillons entiers, aucune piqûre d'aucune sorte, nos sacs toujours avec nous. Les toilettes fuient toujours quand on tire la chasse, personne ne nous a changé les bouteilles vides pour les remplacer par des pleines pendant la nuit, c'est bien la même pension.

Jour 8 - Chittorgarh-Bundi

Journée anniversaire aujourd'hui : cela fait une semaine que nous voyageons en Inde. Et quel plus beau cadeau pour cet anniversaire qu'une journée bien pourave de chez ta mère (pour moi, j'entends). On sort juste du resto et côté irritation, j'ai pris ma dose.
(et voilà que mon clavier bluetooth tombe en panne de batterie. Non mais c'est quoi cette tanasse!?)

Jour 9 - Bundi-Jaipur

Aujourd'hui (comme hier déjà), la fatigue commence à se faire sentir dès le réveil. Nous émergeons tôt, mais il est difficile de se lever. Nous sommes prêts à prendre notre petit déjeuner un peu avant 9h. Pas de salle de restauration ici, nous sommes vraiment chez l'habitant.

Jour 10 - Jaipur

Lever aux aurores ce matin, ça pique les yeux. Debout à 7h, nous nous préparons avant de descendre prendre le petit déjeuner pour être dans la voiture de Snoopy à 8h. Bonne surprise : la réception nous fait apporter le petit déjeuner en chambre, comme des rois !

Jour 12 - Agra

Ouh que ça pique, ce matin. Le réveil sonne à 6h30 et on doit se lever rapidement pour partir voir le Taj Mahal avant l'arrivée des cohortes de touristes. A 7h, nous sommes parmi les premiers à prendre notre petit déjeuner. Le groupe de papis et mamies Basques commence aussi à arriver, mais l'âge aidant, la mise en route est plus difficile. Nous leur passons devant sans problème.

Jour 13 - Agra-Delhi

La street food, c'est good. Mais on n'est probablement pas équipé pour, même après 15 jours. La première fois, à Jaipur, tout s'est bien passé. Nous avons donc renouvelé l'expérience hier dans le coloré et grouillant Kinari Bazaar. Nous avons pris la même chose, ce chowmein chinois (des nouilles chinoises cuites au wok avec des légumes), mais version indienne car épicé devait avoir quelque chose à se reprocher : nous sommes tous les deux malades ce matin, à divers degrés. Olive a un peu mal à l'estomac et le transit balbutiant... quant à moi, c'est juste la 3e guerre mondiale gastrique. Pas vraiment de douleur, pas de vomissement, mais les troupes sont en manoeuvre, si je puis dire.

Conclusion & Film

Eh bien voilà, c'est fini. De manière surprenante, nous n'avons parcouru que 1900 km en tout et pour tout, en comptant uniquement les déplacements de ville à ville. Nous avons pourtant passé un nombre incalculable d'heures dans la voiture... mais à ne jamais dépasser les 50km/h.