Départ

Réveil matinal, petit déjeuner et direction l'aéroport. En jeans/tennis pour les Lous, Tee-shirt/pantacourt pour moi. Je me caille mais je ne veux pour rien au monde alourdir mon sac à dos. Je sais à quoi m'attendre.

Jour 1, Chennai

C'est enfin l'arrivée à Chennai/ Madras. Je m'exclame à qui veut l'entendre que ça ressemble aux Philippines, question chaleur, atmosphère, moiteur... et odeurs (elles ne sont néanmoins pas encore mauvaises à ce stade-là, dans l'aéroport).

Jour 2, Chennai-Hospet

Debout aux aurores ce matin. A 7h30 on prend un rickshaw direction la gare ferroviaire, pour ces maudits billets. Cela devient stressant. Comment allons-nous faire si jamais la deuxième partie du voyage n'est pas confirmée et que nous ne pouvons pas prendre le train ?

Jour 3, Hampi

La gare routière d'Hospet, où nous devons prendre un bus jusqu'à Hampi, se trouve à un kilomètre de la gare ferroviaire. D'après les rickshaws qui nous sautent dessus dès qu'on met le nez dehors, c'est à des années-lumière. Certains veulent même la course jusqu'à Hampi, à une vingtaine de kilomètres d'ici, en prétendant qu'il n'y a plus de bus!! Quelle bande de chacals, vraiment. Nous les conspuons et traçons la route.

Jour 4, Hampi-Bangalore

La nuit a été parfaite pour tous... sauf Karine. Debout dans la nuit, elle a passé plus de temps aux toilettes que couchée... Sacré lassi ! La fatigue du voyage, du décalage horaire et des épreuves commencent à se faire ressentir. Mais on garde le moral et l'immodium à portée de main, et on quitte les chambres à 9h en laissant nos sacs dans le couloir pour la journée, moyennant 50R, payables au retour. Les sacs sont littéralement enchaînés les uns aux autres, pour plus de sécurité.

Jour 5, Bangalore-Mysore

Arrivée à Bangalore vers 6h du matin. J'en chie, littéralement. Plié en deux, je m'allonge sur un banc sur le quai et attends que ça passe. De toute façon, nous n'avons pas grand-chose d'autre à faire à cette heure matinale. Puis quelques heures plus tard, nous quittons la gare ferroviaire à la recherche de la gare routière afin d'attraper le bus qui nous amènera à Mysore (prononcez « maillezore »).

Jour 6, Mysore

Nuit sportive pour les Lous. Leur cumulus a jugé opportun de rendre l'âme au beau milieu de la nuit, les réveillant brusquement et les obligeant à aller chercher le réceptionniste. « Le plombier viendra demain. » Soit. Au petit matin, je me lève, après la meilleure nuit du monde passée dans un lit King size (seul, certes, mais bon). Karine vient frapper à ma porte, quémandant sa douche et expliquant le drame de la nuit.

Jour 7, Mysore-Ooty

Nous partons le matin, non sans avoir expressément demandé le remboursement de nos 28R par le réceptionniste. Victoire. « C'est le principe ! » trompette Karine.

Direction la gare routière et notre prochaine étape : Ooty (de son vrai nom Ootacamund, ou encore Udhagamandalam. Les villes ont leur nom en hindi - langue officielle avec l'anglais - et en tamoul, langue de l'état du Tamil Nadu. Ils sont compliqués, ces Indiens.)

Jour 8, Ooty-Coimbatore-Pondicherry

7h30. J'ouvre un oeil. Pas très bien dormi, je me suis gelé toute la nuit avant de me décider à tirer du bout des doigts la couverture sur moi. Je m'habille et part à la gare sans réveiller les Lous. Oh, Stéphane a bien tenté de me dire hier soir « Je t'accompagne, si tu veux... » mais mon refus poli à peine formulé, Stéphane conclut : « Bon d'accord ! » Quel pourri. Que les moustiques l'emportent.

Jour 9, Pondicherry

Nous arrivons à Pondicherry au petit matin. Une chose que nous n'avions absolument pas prévue pour ces derniers jours incluant de la plage : il pleut. La chauve-souris est de retour sur nous, elle ne nous lâche pas. Nous trouvons un logement dans une maison familiale, la Villa Créole, rue Labourdonnais. Le quartier français de Pondy (« la Ville Blanche ») se trouve à l'est du canal, qui divise la ville en deux partie. A l'est les Français, où ce qu'il en reste, à l'ouest, les Indiens.

Jour 10, Pondy-Mamallapuram

Cette nuit, tout le monde a bien dormi. C'est pas si souvent. On se lève, sans l'ombre même d'un mal de tête. Le vin indien serait-il de qualité ? Ou nous alcooliques ?

Pour notre visite de la Ville Blanche, nous sommes accompagnés de Kiki, un chien errant qui nous suit de près. Nous suivons un parcours pré-établi par le Lonely qui nous fait découvrir des rues et bâtiments au style très français. Ca fait du bien de voir des plaques de rue ou des panneaux dans la langue de Molière.

Jour 11, Mamallapuram

Debout à 8h ce matin, pour pouvoir visiter les temples sans qu'il fasse trop chaud. Mais 8h, c'est déjà trop tard. Il fait chaud, très chaud, et il n'y a pas d'ombre. Stéphane en chie, littéralement. Il semble quelque peu affecté par une tourista tardive, mais bel et bien présente, malgré ses dénégations. Nous passons par des ateliers de sculpteurs qui nous laissent admiratifs. 1 an et deux mois pour en arriver où celui-ci en est:

Jour 12, Mamallapuram

Ce matin, nous n'allons pas nous faire avoir par le soleil. Lever aux aurores : 6h30. La bière semble avoir eu raison de moi encore. Je me plains de l'estomac et marche un peu courbé, les fesses serrées, sait-on jamais. Stéphane fait le malin, mais ce n'est pas Byzance non plus en son fort intérieur.

Jour 13, Mamallapuram-Chennai

Ça y est, c'est le Grand Départ. Dans l'autres sens, cette fois-ci. On est levés à 6h pour partir à 6h30. On doit être à l'aéroport à 8h. Stéphane fait sa ronde matinale pour allumer le tableau électrique et ouvrir les vannes d'eau de l'établissement de manière à pouvoir prendre une douche (ce qui nous évite de réveiller Neunoeil comme hier matin), puis à 6h30 pétantes, le taxi de l'hôtel nous emmène loin de Mal, sa plage, ses sculpteurs, ses crêpelettes...

Jour 14, Paris-Bordeaux

Nous atterrissons à 6h du matin à Paris. Il pleut. Il fait froid. Je suis resté en habits « été » et avant de descendre de l'avion, je vole ma couverture de nuit. J'en aurai besoin pendant le trajet entre l'aéroport et Montparnasse. 1/2 heure d'attente dans la gare froide car le RER est en travaux. Ça fait chier. Puis 1h de voyage, les yeux dans le vide, la tête encore à Mamallapuram, ou ailleurs. Je fais la Roumaine, dans ma couverture. Choc psycho-thermique.

Statistiques finales

Inoubliable voyage... Il y en aura d'autres du même acabit, c'est sûr (au moins pour certains d'entre nous ! )
Au total, nous avons dépensé en gros 10 € par personne et par jour, en comprenant absolument toutes les dépenses : logement, restauration, déplacements en train, rickshaw, taxi, car, visites. C'est hallucinant.