Jour 12, Rangoon

Pff, aucun répit. Même pour notre dernier jour. Le savent-ils seulement, qu'ils auraient pu nous laisser dormir ? Rien à faire. Nous sommes réveillés vers 6h30, nous levons 2 heures plus tard. Petit déjeuner européen cette fois. Puis on remonte et on fait les sacs, dans un déchirement. C'est décidé, ça sera la journée des déchirements. Plus tard, en descendant à l'accueil, nous obtenons de pouvoir les laisser (nos sacs, pas nos déchirements) dans un coin et surtout d'avoir accès à une douche avant de repartir à l'aéroport, ce qui ne sera pas du luxe, vu l'état de nos pieds et le reste tous les soirs.

Mais pour l'instant, départ pour la dernière journée. Au programme aujourd'hui : la pagode Chauk Htat Gyi, avec son titanesque Bouddha couché, puis la maison d'Aung San Suu Kyi, enfin. Puis retour au Bogyoke Aung San Market parce qu'Olivier n'a apparemment pas eu assez de 2 heures passées là hier et a besoin d'y retourner pour acheter ses cadeaux (je te le dis, lecteur, ça sent l'aéroport tout ça !). Nous convenons avec l'accueil qu'un taxi viendra nous chercher à 21h.

 

PAYA CHAUK HTAT GYI


Nous prenons nos vélos et maniant le plan et la circulation de pédales de maîtres, nous arrivons à bon port sous une chaleur écrasante. Depuis quelques jours, nous nous sommes habitués à la conduite chaotique des Birmans et prenons probablement des risques (comme remonter sur plusieurs centaines de mètres une grande artère en sens inverse) mais nous ne nous sommes jamais mis en position dangereuse, même si le passage des ronds-points et de grands carrefours est toujours délicat : en France, on accorde tout de même une certaine priorité aux piétons et aux cyclistes. Ici : nichts, niente, nitchevo, que dalle. Comme on conduit au klaxon, c'est souvent le plus fort et le plus gros qui gagne. Donc les vélos et a fortiori les piétons n'ont absolument pas droit au chapitre. Par contre, le vélo nous permet d'aller bien plus vite que le taxi, la circulation étant très dense à certains endroits.
Birmanie - 1490Nous arrivons en nage à la pagode. Tout autour du grand parking, les marchands du temple, comme d'habitude. On gare nos vélos juste devant l'une de ces cages contenant une bonne vingtaine de petits oiseaux et autres moineaux. On en voit partout. Apparemment, on les vend aux fidèles qui, en les achetant et les libérant, s'offrent des mérites (qui leur permettent d'améliorer leur karma, en très schématique). Dixit les guides. Mais nous, avant de partir, on a regardé Rangoon, le film de Boorman avec Patricia Arquette. À un moment, elle se promène dans un marché et achète un oiseau comme ça, justement pour le libérer. Le marchand encaisse l'argent, lui donne l'oiseau dans les mains, elle le lâche et le regarde s'envoler. Puis le marchand siffle et l'oiseau revient en cage.
Nous ne libèrerons pas d'oiseau aujourd'hui, c'est dit. À la rigueur en acheter un pour le goûter, voir si c'est meilleur que les souris grillées du pont U Bein d'Amarapura, à Mandalay. Je plaisante. Nous n'en avons pas goûté. Mais il y en avait vraiment. Et j'ai hésité, honnêtement. Pour comparer avec la viande de chien à Manille. Mais je digresse.

Quelques photos de cuicuis plus tard, nous pénétrons dans le temple. Ou plutôt le hangar à avion, tellement il est vaste et long. Le Bouddha couché mesure officiellement 65m de long, mais en vrai, je lui en donnerais 80. Couché sur un coude, le sourire en coin comme souvent, il regarde silencieusement les fidèles se prosterner devant son visage. Sa couronne est sertie de diamants, assez gros à ce qu'il semble. Nous en faisons le tour, quelques photos. C'est nul, il y a d'énormes poutres métalliques qui bloquent la vue. C'est pas simple de prendre une photo de lui en entier. Tiens, ses pieds sont propres - dans ce pays où tout le monde marche pieds nus constamment, c'est une prouesse - et tatoués de symboles. Le reste de l'espace est un grand vide, mis à part le pourtour du hangar, parsemé de mini-autels.

 

J12-1


Dehors, nous faisons un tour par les échoppes de bibelots, rien que pour le plaisir de leur faire sortir toute leur breloque pour ne rien acheter. Des mauvaises, nous sommes. Nous avons néanmoins pitié de la mamie qu'on arrête en plein frappé de gong, après qu'elle nous a tour à tour montré comment nous servir d'une fronde, d'une boule de massage et d'une théière en bois (!). Seconde boutique : fermée par des portes vitrées. Cela pique notre curiosité, évidemment. C'est en fait une boutique qui vend des articles en bois de santal. Nous entrons sans sandales, pour sentir (ah, ah !). Transportés, nous sommes. Dès que les portes se referment. Nous marchandons (presque durement) et obtenons des bracelets de perles en bois pour (presque) trois fois rien. Je sais pas, je le sentais pas aujourd'hui, trop chaud, trop faim peut-être, bref. Je n'ai pas été aussi performant que d'habitude. Quant à Olivier, il a commencé à marchander largement au dessus de la moitié du prix, le malheureux ! Avant que je puisse le corriger, le mal était fait. La vendeuse a senti la faille, elle lui a sauté à la gorge et l'a arrachée pour ensuite le vider de son sang. Au sens figuré bien évidemment. Non, non, non, point de chiffres ici, lecteur. Sache juste que l'affaire aurait pu être plus rondement menée, à des fins bien plus avantageuses pour nous. Bref, on se taille d'ici avec nos breloques en bois pendant que la vendeuse frappe quelques-uns de ses articles avec nos billets, pour porter chance. Ils font tous ça par ici. Lucky Money, qu'ils appellent ça.

 

54, UNIVERSITY AVENUE ROAD

 

Il est un peu plus de midi. Le soleil est au zénith, et permets-moi de te le rappeler une nouvelle fois, le zénith birman n'a rien à voir avec le zénith français ! Nous partons pour University Avenue Road, exactement au numéro 54. L'avenue est longue et pour y parvenir, nous venons de parcourir quelques routes bien pentues, et sous cette chaleur cela relève d'un exploit. Après être passés devant une fois sans y prêter attention (et pourtant, elle est visible !), nous rebroussons chemin et elle nous saute aux yeux, enfin.

 

Birmanie - 1505

 


J12-2La maison d'Aung San Suu Kyi  [Ong San Sou Tchi ]. On a du mal à s'imaginer que c'est bien celle-ci. J'imaginais l'avenue plutôt comme une rue. Elle paraissait plus étroite dans le film de Besson. Mais c'est quand même bien la même. On reconnait la disposition du portail par rapport à la maison elle-même, la cahute de sécurité sur le côté droit en entrant, qui abrite dans le film le petit caporal nerveux qui la surveille. Au dessus du portail en bois peint en gris, un portrait du général martyre Aung San, qui a mené le pays à l'indépendance des Britanniques. De chaque côté, qui tombent sur le sol, deux banderoles verticales rouge vif avec un paon jaune et les lettres NLD : les couleurs de son parti politique (National League for Democracy). Les abords du trottoir sont couverts de pelouse tondue ras et d'arbustes qui poussent dans des massifs. Ce sera tout. Nous nous approchons du portail mais rien ne filtre. Le mur, l'enceinte, en fait, est couvert de rouleaux de fil barbelé aux lames de rasoir acérées. Pour empêcher qu'on entre... ou qu'on sorte ? Ils doivent avoir eu au cours de l'histoire les deux finalités.

 

Birmanie - 1510

 

Et là, c'est le drame. Le pire de ce qui pouvait nous arriver. Un car de Japonais déboule de nulle part et se gare juste devant, vomissant un flot de personnes âgées claudiquant en position devant le portail pour se faire prendre en photo. On attendra pour les nôtres.
Puis Olivier disparaît. Sur la droite de la propriété, un terrain vague avec des habitations en bois très vétustes. Délabrées, même. Et pourtant des gens y habitent. Olivier, lui, n'écoute que son déclencheur qui lui titille le bout de l'index. Il veut essayer de grimper à l'étage de cette épave pour prendre la maison en photo. Moi, je reste aux abords. Pendant que les Japonais étaient là, une voiture est sortie de la propriété. Tout le monde s'est évidemment écarté et l'espace d'un instant on se serait cru sur les marches du festival de Cannes. Olivier n'avait pas eu le temps de réagir. D'où sa détermination à prendre de la hauteur chez les voisins.
Je reste donc aux abords, et il disparaît. Je n'aime pas aller chez les gens. Encore plus quand ils sont au delà de la pauvreté. Un petit moment après le départ des Japonais, une voiture se présente au portail. Bingo, il s'ouvre et j'ai l'occasion de glisser un œil à l'intérieur. Mouais. Un peu décevant. Beaucoup de végétation, beaucoup de gens aussi, ils sont au moins une dizaine à leur poste ! Puis le portail se referme après le passage de la voiture. Olivier n'est toujours pas de retour. Mais que fait-il ? J'appelle, rien. 

Je refais un tour devant le portail, essayant de me remémorer ce que je sais de l'histoire de sa détention (tu dois absolument voir ce film, lecteur: the Lady). La révolution de safran, en 2007, quand après de nouvelles hausses exponentielles des prix la population birmane commence à manifester ouvertement contre la junte militaire au pouvoir, avec pour résultat des tirs de l'armée sur les civils et même un moine battu et un journaliste tué (à l'angle d'une rue où nous avons dû passer 10 fois en 2 jours. Ça fait quelque chose). Après les civils, ce sont les moines qui manifestent, et qui profitent de la ré-ouverture de University Avenue Road (qui était bloquée pour isoler encore plus la dirigeante du NLD) pour venir en appeler à Aung San Suu Kyi. Elle leur parle quelques instants depuis son portail qui reste fermé. Évidemment, le film aide à s'imaginer la scène, qui devient encore plus émouvante devant l'actuel lieu.

Tiens, Olivier ré-apparaît. À voir son sourire, il a certainement dû photographier la maison, et sa propriétaire sous la douche en même temps. Non. Par contre, il s'est fait de nouveaux amis. Les enfants qui vivent là sont probablement habitués à voir des touristes rôder et se font leur petit business : 3 fillettes entre 5 et 10 ans ont invité Olive à passer par chez elles pour accéder à la maison en ruine, monter aux étages branlants et avoir une vue en hauteur sur la maison de la Lady. Il a pu shooter autant qu'il a voulu, elles sont restées avec lui en le menant de pièces délabrées en pièces délabrées. La maison n'a même plus de toit, juste des murs noirs, envahis par la moisissure, et des parquets à la solidité plus que douteuse. À la fin de la visite, elles n'ont pas oublié le seul mot qu'elle doivent connaître en anglais, avec yes et no : money, en tendant la main. Chacune a eu son billet. Il est donc revenu me voir pour me ramener avec lui dans la maison.

Les gamines, trop contentes d'avoir un nouveau client nous talonnent, accompagnées maintenant d'un jeune ado d'une douzaine d'années, probablement un moine novice car il portait quelque chose qui ressemblait à la robe rouge, sans vraiment en être une. Mais il était zen, donc ça devait en être un. Et nous voilà partis pour la visite du taudis, à tous les étages.

 

J12-3Birmanie - 1526

 

On aura donc eu droit à notre séance d'UrbEx personnalisé [d'ailleurs, pour voir l'intégralité des clichés de la maison, c'est dans la section URBEX]. La maison d'Aung San Suu Kyi est effectivement plus visible mais néanmoins bien cachée par la végétation. Ils nous amènent ensuite carrément sur la rive du lac d'où l'on peut voir le bout de la propriété, toujours centurée de barbelés. Photos.

 

Birmanie - 1519Birmanie - 1537


"Money " Le ton est interrogatif, mais comme je suis nouveau, évidemment, je donne mes billets également. La plus petite saute de joie à l'idée d'avoir deux billets, elle est adorable. Nous regrettons amèrement de ne pas avoir apporté le restant des cadeaux que nous avions, en particulier les barrettes et les élastiques. À Intein, sur le lac Inle, même les garçons s'étaient battus pour en avoir. Mais on a donné ce qu'on avait avec nous le matin même, dans le monastère en face du bouddha couché. Et le reste est dans les valises.

Après les photos et les au revoirs, nous les laissons, les saluant de gestes de la main, et on a même droit à un "I love you !" de la petiote.


Nous poursuivons la visite du lac Inya en longeant la rive est jusqu'au Jade Garden, en bordure. Point de jade, et point de véritable jardin non plus. Une pauvre fête foraine, ou plutôt un manège, des autos tamponnantes et une autre attraction, tous plus rouillés les uns que les autres. Ça et la grande roue de derrière, qui grince tant qu'elle peut en tournant, cela donne un air de Pripyat à la zone (la ville évacuée en catastrophe juste après l'explosion de Tchernobyl et laissée en l'état depuis, à cause des radiations). On ne s'éternise pas. Il fait toujours aussi chaud. Il est largement l'heure de déjeuner aussi. Le dernier des derniers repas. Comment donc ne pas manger un dernier plat de fried noodles accompagnées d'une dernière Myanmar de 640ml bien fraîche, bien agréable ? On revient donc au Taste, pour la troisième fois d'affilée, si l'on compte le cocktail de la veille. Mais avant, arrêt obligatoire dans un supermarché pour acheter les bouteilles de bière que je veux ramener, avec du rhum local. Ça va faire lourd dans le sac mais bon, faut ce qu'il faut. Je trouve également un soda à base de vin et d'eau pétillante qu'on goûtera ce soir. On voit quelques bouteilles de Bordeaux à 12 ou 13000 kyats. On passe.

Birmanie - 1563Au Taste, les seafood fried noodles (nouilles frites aux fruits de mer) sont toujours à tomber, et la Myanmar est gouleyante à souhait. À la fin du repas, Olivier veut absolument revenir à la Shwedagon, la majestueuse pagode qu'on a visitée de nuit, pour une nouvelle série de photos de jour cette fois-ci. Moi, je n'en ai pas envie. Et de toute façon je n'ai plus assez d'argent. Donc on convient d'un point et d'une heure de rendez-vous et on se sépare : je reste au Taste pour finir le journal et ma bière, tandis qu'il repart visiter le monument.


À 17h30, je suis à l'entrée est de la pagode, comme prévu. On se retrouve et on file une nouvelle fois au Bogyoke Aung San Market pour qu'il termine ses cadeaux. Trois quarts d'heure plus tard, nous sommes au marché... fermé. Qu'est-ce que j'avais dit, que cela se terminerait à l'aéroport, pour les cadeaux ? Tsss. C'est pas faute de lui avoir répété ! Après, c'est un grand garçon ! Nous rentrons donc à la nuit tombante à la pension une dernière fois, avec moultes lamentations de mon alter ego.

À un feu, un gamin de 6 ou 7 ans, maigre comme un coucou et sale comme pas permis traîne sa misère et traverse devant nous. Je plaisante en me retournant vers Olivier : "on a retrouvé Mowgli !" Mais cela devient vite moins comique. Il est beau, ce gamin, il a de grands yeux, il nous regarde et on n'a rien à lui donner. Et puis lui donner quoi? De la nourriture ? De l'argent ? Où sont ses parents? Il a l'air seul au monde. Des guenilles pour vêtements, et sous la crasse, une peau claire qui nous fait penser qu'il est peut-être métis. Il n'est pas totalement asiatique en tout cas. Il se cure le nez, reste assis sur le bord du trottoir, appuyé en arrière et regarde la foule courir autour de lui. Les gens passent, le contournent, le regardent, indifférents, au moins en apparence. Il nous regarde. On lui sourit. Pas de réaction. À quoi pense-t-il en croisant ces deux blancs sur leurs vélos, avec leurs sacs à dos ? Et en voyant les gens autour de lui ?
Le feu passe au vert, on redémarre et on le laisse derrière nous, toujours assis sur son bord de trottoir, les yeux dans le vague. Je pense que nos chemins se sont croisés. Nous ne le reverrons évidemment jamais. C'est difficile de se plaindre après une scène pareille.

Nous passons les deux heures suivantes assis à l'accueil de la pension, Olive à rédiger ses cartes postales pendant que je tape le journal. On est encore tout sales et tout collants de la journée. On repousse le moment de la douche au maximum pour la prendre juste avant de partir pour l'aéroport. Le soda au vin est bon. Ça a le goût de cannelle, de citron. Un peu comme une sangria asiatique (?).


20h. Nous allons prendre notre douche - l'un après l'autre ! - même la serviette nous est prêtée, c'est vraiment sympa. On est sensé ne plus être clients depuis midi, l'heure du check-out. Puis arrive 21h, l'heure du taxi... Au revoir au staff, quand même très accueillant même si en elle-même la pension ne casse pas trois pattes à un canard. En même temps, nous n'avons pas d'autres points de comparaison sur Rangoon. Les guides l'encensent. Soit.
Dans le taxi, les regards sont lourds. On se remémore déjà les étapes qu'on a préférées, je remarque qu'on parle déjà du voyage au passé. Pff, c'est nul, c'est bientôt fini.

Retour à l'aéroport international de Yangon. Terminal des départs, cette fois. De nuit, comme à l'arrivée. Il nous semble qu'on était là il y a un siècle. Et cela ne fait que 12 jours... Les temples, le bateau, les pancakes, la poussière, les gens, le scooter, des sourires, le soleil, le poisson séché, la bière, la plage, les vélo, les bouddhas... Tout repasse très vite. Tout est passé si vite. Un petit coup d'œil à l'endroit où nous avons passé notre première nuit puis nous enregistrons nos bagages et passons les portiques, non sans un dernier regard. Tout a une fin. Bouddha a enseigné l'impermanence des choses. Voilà, on y est. Le voyage est fini. Je me console en pensant à ce que je dis à Eléa chaque été lorsqu'on s'en va de l'appartement à Peniscola : il faut bien que ça se termine pour que ça puisse recommencer.

Olivier termine ses achats à l'aéroport (je l'savais !!!) en attendant l'embarquement. Nous partons avec Korean Air et ses hôtesses pâles. J'ai du mal à dormir. On pensait avoir un dîner, avec un départ à minuit. Mais non. Juste des cacahuètes et un verre de coca ! Mais trois heures plus tard, c'est le petit déjeuner, et sans porridge de riz cette fois.
À Séoul, nous prenons un café et un chocolat dans un Starbucks - il faut que je continue ma collec de mugs des pays où je vais. Puis nous embarquons pour Paris avec Air France et ses avions pourris. Les sièges sont bien plus étroits que Korean Air, le système vidéo n'arrête pas de planter et mon écran d'iPad est plus grand que celui du siège ! On aura néanmoins droit à un apéritif, et c'est donc avec un gobelet plastique de Champagne et un sachet de mini-gressins au romarin que j'écris ces lignes. Dis-donc, c'est la fin des vacances, je vais pas tourner au coca non plus!

 

Birmanie - 1564

 

 

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