Jour 10, Rangoon

Voilà, une étape supplémentaire terminée. Ça commence à sentir la fin. Il est 7h43, je suis sur un siège à lattes devant la chambre. Un haut-parleur de mauvaise qualité vomit tant qu'il peut une chanson de type indien avec un gars qui parle au micro. Depuis au moins 7h, sinon avant. Dès très tôt ici, il faut appendre à être zen. J'ai du louper quelques cours, je suis ronchon. Non, lecteur, pas comme d'habitude. Plus.

Je commençais finalement à m'habituer à cette douce odeur de poisson séché, à ces beuglements matinaux, à la discrétion incroyable du personnel de l'hôtel qui sont à la limite de l'invisibilité, à cette plage alors que dans une semaine j'aurai déjà repris les cours, dans la pluie probablement, le froid certainement. Où va partir mon bronzage ? J'espère qu'il tiendra assez pour narguer tout le monde en France. Là on a fait fort, quand même. Je suis bien coloré, Olivier est en cours de coloration également.
Tiens, c'est l'anniversaire de mamie Huguette aujourd'hui. Faudra lui envoyer un mail, lorsqu'on sera arrivé à Yangon. Ici, la connexion ne fonctionne plus depuis hier après-midi.
On entend de nouveau le petit chat ce matin ! Je pensais qu'il était mort, ou tombé, avec le même résultat, mais il est toujours perché dans son cocotier.

 

DELIRE

 

Grand moment au petit déjeuner, le point d'orgue de ce séjour à Ngapali : la musique d'ambiance. Certainement pour couvrir l'autre pinpin qui beugle dans son haut-parleur, l'hôtel passe du Richard Clayderman bien trop fort (existe-t'il même un volume minimum pour du Clayderman?). D'abord, la balade d'Adeline, la plus connue (taa-taa, tatatatatatatataa-taa, tatatatatatatataa-taa, taa-ta-ta, juste pour te remette le morceau en tête, lecteur. Je t'entends penser "il critique, il critique, mais il connaît le titre!! " Oui, dans mes jeunes années, j'ai fait du piano, donc je fus contraint et forcé de passer par la case Clayderman par Mamie Christiane), puis un autre de ses morceaux, connu aussi mais dont je ne me rappelle honnêtement pas le titre. Que devient-il, d'ailleurs, Richard ? Arbore-t'il toujours ses cheveux blonds soyeux à la raie centrale impeccable ? Ce sont autant de questions qui me traversent l'esprit, alors que j'ai la bouche pleine de pancakes au miel. Le miel convient très bien à Richard Clayderman.
Après ces deux morceaux, il devient évident que l'hôtel a décidé de pousser la clientèle au suicide collectif. En plein re-service au buffet, je manque échapper ma banane dorée dans le plat de nouilles. Jeux Interdits. Où sont les capsules de cyanure, qu'on en finisse ! Un fou rire nous prend. Jeux interdits, oui, mais version guitare ET orchestre ! Je VEUX ce CD. Il me le faut.
Puis ils nous achèvent avec Le Lac des cygnes, et on entre en phase de délire en imaginant Olivier dansant nu dans le hall, jouant avec deux ombrelles chinoises pour cacher son intimité, tandis qu'en haut d'une grande échelle je sème au dessus de lui des volées de coquillages blancs qui tombent au ralenti comme autant de plumes sur la scène tragique de la mort de ce cygne franco-birman.

 


Deux assiettes de pancakes plus tard, il est l'heure de partir. Olivier se rhabille mentalement et nous partons finir la préparation de nos sacs.
8h30, le taxi est là. Nous disons au revoir à l'hôtel, à Ngapali, aux poissons, aux chapelets de coquillages blancs qui pendent du toit de tous côtés. (Ça pourrait être kitschissime ailleurs, mais ici, ça donne un effet sympa. Ça doit être le bambou.) Enfin, nous partons.
Chemin à l'envers. D'abord la piste de terre dans un nuage de poussière, avec les changements brutaux de direction pour éviter les ornières, les trous ou les parties en construction. Puis après quelque 2 ou 3 kilomètres qui semblent une éternité (les pancakes commencent à me faire payer ma gourmandise), nous attaquons la partie bétonnée de la route, qui ne l'est que d'un côté. Nous alternons donc de chaussée, tantôt terre, tantôt béton armé, tantôt à gauche, tantôt à droite. Toujours dans une tempête de poussière ocre qui recouvre tout alentours. Puis aux abords de l'aéroport, peut-être le dernier kilomètre, le bitume, comme chez nous. Plus de poussière. C'est là que les grands hôtels se trouvent. Appartements privés avec douche extérieure face à la mer. Ça ne doit pas coûter 60$ la nuit !

 

L'aéroport de Thandwe est encore plus petit que celui de Heho, au lac Inle. Ici, on porte ses bagages. Quelle honte ! Olive veut changer ses derniers dollars mais les employés du bureau de change n'arrivent pas à faire redémarrer le système. Tant pis. Pendant ce temps, je récupère les cartes d'embarquement pour notre dernier coucou birman en direction de Yangon. J'ai droit à mon autocollant, gris cette fois, avec le logo d'Air Mandalay et le trigramme de notre destination : RGN. Le portique de sécurité ne sert à rien. Personne ne surveille le contenu des sacs, nous passons en le faisant sonner mais cela ne dérange personne. Tant mieux, nous avons 3 bouteilles d'eau chacun dans notre sac à dos. Et nous voilà maintenant assis dans le petit hall d'attente face aux pistes. Il est 9h45, le décollage est prévu pour dans 15 minutes. Et l'avion n'est toujours pas arrivé.

 

RANGOON

 

Finalement l'avion arrive et nous décollons dans notre coucou d'une cinquantaine de places. Une heure plus tard, c'est l'arrivée à Rangoon. Je retire de l'argent moins une commission de 5000 kyats (quand même !) et nous filons vers notre hôtel, dont nous avons lu et entendu grand bien dans les guides et de ma collègue. Sur la route, on croise quelques motos autour de l'aéroport, à une dizaine de kilomètres du centre ville, puis très vite, plus aucune. À en croire les rumeurs, les motos ont été interdites dans la ville il y a quelques années par un haut-gradé du régime dont la voiture s'était faite emboutir. On aura tout vu. C'est beau, le pouvoir. Le dernier scooter que nous doublons est mémorable : le type transporte au moins une trentaine de poulets plumés sur ses genoux et dans un container entre ses jambes. Il y en a tellement que ça déborde et dépasse des deux côtés ! Et les appareils photo sont dans le coffre !
Motherland Inn 2, notre pension qui a récolté un cœur du Lonely Planet ainsi que les faveurs de Nathalie nous ouvre ses portes dans un quartier un peu glauque, assez pauvre. L'intérieur sent l'essence térébenthine à plein nez. Olivier vous dira que ça sentait le gasoil. Notre chambre est de taille correcte, sans commune mesure avec la salle de bal de Ngapali, et toujours cette même odeur de propre si particulière quand même.
Nous posons les sacs (nos boys posent nos sacs, en fait) et nous allongeons sur nos lits. La sieste pointe le bout de son nez si rapidement qu'on n'a même pas le temps de s'en rendre compte. Tout le monde dort à poings fermés.

 

EXPLORATION


Réveil vers 14h et des brouettes. Le temps qu'on se décide à bouger et sortir de la chambre, il est 15h. Nous optons pour un parcours du Lonely Planet dans le centre ville de Rangoon, histoire de prendre la température de la ville. Nous quittons notre quartier décidément bien lugubre : que des échoppes de bricolage, des bric-à-bracs indescriptibles de roues, de cadrans de pression, de chaînes de toutes les tailles. C'est à se demander comment ils s'y retrouvent eux-mêmes. Dès que nous passons une intersection, l'atmosphère de la ville se transforme d'un coup. On passe d'un quartier triste et pauvre à une partie plus animée et commerçante. Les Birmans aiment manger et boire du thé. Sur presque toutes les avenues, les trottoirs sont obstrués de petits salons de jardin en plastique de couleurs vives, une table et des tabourets à hauteur d'enfant, où tout le monde peut commander un café ou un thé (au lait avec du sucre, toujours) et s'asseoir à table pendant un moment, histoire de respirer la bonne pollution de la ville. Des cafés en plein air, en somme.

 

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ces gens ne se connaissent pas !


Nous passons également des vendeurs de confiserie où j'achète ce qui ressemble à des chouquettes (Mums, si tu m'entends...!) mais au lieu de cacahuètes enrobées de caramel, ce ne sont que des boules de sucre. Je les donnerai plus tard à une petite vendeuse de cartes postales. Le vendeur nous a vus arriver, aussi. 1000 kyats pour un paquet de boules de sucre, on doit ressembler à deux gros jambons. Bref.
Non, moi, je cherche un fruit de jacquier, cette grosse boule verte hérissée de piques. L'intérieur est jaune, compartimenté si je puis dire comme une orange, mais avec un goût qui rappelle la grenadine et la mangue. J'en ingurgitais des kilos quand j'étais à Manille. On trouve un premier vendeur. 1000 kyats pour 5 quartiers ? Va bouillir ! On va voir ailleurs. Mais ailleurs on nous sert le même prix. Il fait pas bon être blanc ici. Ah oui, anecdote marrante : ici, on n'assemble pas des blocs de béton préformé pour fabriquer les trottoirs. On dessine les trottoirs ! La preuve en images :

 

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Nous suivons donc le parcours centre-ville concocté par le Lonely Planet. Rien de bien merveilleux. On passe devant l'hôtel de ville quand même, impressionnant par sa taille. Puis le jardin Mahabandoola avec son monument de l'Indépendance, gagnée par le général Aung San, le père d'Aung San Suu Kyi. Ce parc est entretenu comme un jardin de maharaja. Pas un brin d'herbe ne dépasse, pas une feuille ne tombe sans être ramassée dans la minute. Cela détonne avec le cadre environnant. Encore beaucoup d'anciens bâtiments coloniaux tombent en magnifique décrépitude dans cette zone, quadrillée à l'époque par les Britanniques.

 

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Nous manquons la visite du Bogyoke Aung San Market car il est trop tard, mais nous longeons une rue adjacente et nous retrouvons dans un marché de rue où les rares fourgonnettes doivent jouer du klaxon pour pouvoir emprunter la parcourir au pas sans écraser ni piétons ni plats de viande ou étals de légumes (les vendeurs les retirent au fur et à mesure que les roues se rapprochent, puis les remettent derrière juste après le passage du véhicule).
Tous les aliments sont par terre, tantôt sur des toiles plastifiées, tantôt sur de la paille. Où encore dans des cagettes. Les légumes sont encore acceptables mais les viandes et les poissons sont à la souffrance. Comment peuvent-ils acheter des morceaux de viande ou de poisson lorsque ceux-ci sont couverts de mouches ? C'est à vomir. Nous nous frayons un chemin entre les courgettes et les feuilles de bétel à mâcher et qui font rougir les dents puis nous sortons de ce joyeux bazar.

 

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PAYA MAHA WIZAYA

 

Nous partons ensuite pour le clou de la visite de Yangon : la Paya Shwedagon. Un impressionnant stupa de 98 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, s'élevant d'une surface de 5 ha et entourée d'une soixantaine de petits pagodons hérissés tout autour, également couverts d'or. La vue est saisissante. Mais d'abord, nous nous arrêtons juste à côté, à une autre pagode, sur la droite, la Maha Wizaya, presque aussi imposante et tout aussi brillante dans la nuit.
Nous y allons en premier, en guise d'introduction à Shwedagon. L'intérieur est un choc, inattendu : au cœur de la pagode se trouve un autel circulaire de bouddhas sous verre devant lesquels les fidèles s'inclinent sur des tapis, jusque-là, rien d'extraordinaire. Mais le hall en lui-même et une reconstitution en pierre et ciment d'une forêt.

 

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Au coin de chaque entrée se dressent de majestueux arbres, pas seulement peints mais en relief, tous différents, dont les branches feuillues grimpent jusqu'au plafond et se détachent du mur en sculptures assez réalistes. L'impression est surprenante. On est dans une forêt, au dessous d'un ciel peint bleu pâle où sont sculptées les constellations sous leur forme mythologique. Tout est calme, certainement en raison de l'heure plus avancée, il est 19h. On reste là tête vissée en l'air à regarder ces arbres, ces branches, à toucher, photographier. C'est très beau.
Puis nous ressortons et nous dirigeons vers la Shwedagon.

 

PAYA SHWEDAGON

 

La montée des marches cette fois est grandiose. Là où d'habitude nous parcourons un long couloir souvent bétonné couvert de tôles pour protéger de la chaleur, nous nous retrouvons ici dans un large tunnel étincelant dont le sol et les colonnes sont décorés de marbre rouge sombre et de dorures. On se croirait dans un palais des mille et une nuits. Et cette pression est encore accrue par la multitude de petites boutiques de souvenirs religieux qui bordent ce long couloir menant au stupa. Beaucoup vendent des bouddhas ou des mini-pagodes dorées, qui étincellent d'autant plus qu'à cette heure il fait sombre à l'extérieur. C'est de toute beauté.

 

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Évidemment, pour voir ça, il faut passer à la casserole des étrangers. On vous accoste d'abord au bas des marches pour vous rappeler qu'il ne faut porter ni chaussures, ni chaussettes. C'est pieds nus, ou pas. Pas de problème, on a déjà des pieds de clochards, à passer la journée dans la poussière en tongs. Mais il faut en plus lâcher 1000 kyats par personne... Et là où je soupçonne qu'Olivier s'est fait endormir, et je suis poli, c'est quand après avoir payé en pensant qu'ils nous gardent les claquettes dans des casiers, comme ailleurs, la grosse au comptoir nous tend deux sacs en plastique pour nous les porter nous-mêmes. Je reste calme. Olive est trop gentil, trop respectueux de l'ordre imposé même si c'est un abus flagrant. Pas assez français. Je le soupçonne même d'avoir du sang allemand. Il a hésité longuement le jour où on a quitté le restaurant à Inle qui ne nous servait pas. J'ai senti un violent conflit intérieur.... Bref.
Nous parvenons au haut des escaliers imposants. Là aussi, le sens esthétique birman me sidère. Ils ont un couloir magnifique, spectaculaire et ils disposent des poubelles toutes les deux ou trois volées de marches, très régulièrement... Et bien au centre. Bonjour les photos ! En haut, donc, nouveau plumage, pour accéder au Saint des Saints : 8 $ par personne. En avant, on continue. Et ce prix n'est à payer que par les étrangers. De quoi vous rendre zen. Vite j'ai besoin d'un bouddha, faut que je dévote.


Bon, il faut dire que l'intérieur les vaut largement. C'est véritablement féerique. Des pointes dorées de tailles différentes se dressent de toutes parts, entourant le stupa gigantesque en forme de cloche à service. Les divers étages représentent des objets symboliques : une cloche à l'envers, un bol à offrande à l'envers, une fleur de lotus à l'envers, une à l'endroit, un bourgeon de bananier, une ombrelle et pour finir en apothéose : un diamant qui projette au couchant des éclats blancs, rouges et verts si l'on sait de quel endroit les observer.

 

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Nous y restons une heure. Les fidèles tournent autour du monument comme autour de tous les monuments bouddhistes dans le sens des aiguilles d'une montre, ou se mettent à genoux et prient. On peut aussi prier devant le panneau planétaire correspondant au jour de sa naissance. Tout autour du stupa, c'est un parterre de dalles de marbre où les gens déambulent, donc. Le cercle extérieur est composé de temples divers avec des statues de bouddhas et d'autres personnages symboliques richement décorés. Tout est illuminé par un éclairage de stade de foot et projette une lumière or, éclatante. C'est saisissant. Photos. Et c'est mon tour de me faire assaillir par une Coréenne pour poser sur une photo avec elle. N'importe quoi.... Eléa s'était déjà faite photographier avec des mamies chinoises à Paris l'an passé. Qu'est-ce qu'ils ont tous ?

 

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A LA RECHERCHE DE MARDI

 

Puis Olivier, les yeux vitreux, exprime soudain un besoin urgent. Mais où sont les toilettes ? Y en-a-t'il seulement ? Et seront-elles couvertes de feuilles d'or aussi ? On est au pilier planétaire de Mercure. Mercredi. On se donne rendez-vous à mardi, le pilier où la Lady venait prier lorsqu'elle y était autorisée. Paraît même qu'il y avait une caméra de surveillance. Pour elle ? Ça me paraît un peu énorme, mais bon. Allons voir. Pentax part envoyer son fax (c'est pour la rime) et je pars à la recherche de mardi. Seulement les piliers ne sont pas dans l'ordre des jours de la semaine. Mardi est quasiment à l'opposé. Je m'assois, cherche la caméra, je ne la vois pas. Elle a dû être retirée. De toute façon, Aung San Suu Kyi n'est plus assignée à résidence depuis 2010, je crois. Bref, je reste à mardi, j'attends Olivier. Dix minutes. Un quart d'heure. Vingt minutes. Il est 21h. La pagode se vide petit à petit, elle ferme ses portes à 22h. Puis il arrive enfin, après 30 minutes. Il attendait à un autre jour. Tsss. Et moi qui me voyais déjà en train de le porter disparu.

 

LE DRAME


Nous quittons le temple pour rejoindre un restaurant, non loin. Cela fait six heures qu'on marche, qu'on déambule sous une chaleur caniculaire, dans la poussière, sur des trottoirs défoncés et on est collants, sales et exténués. Je marche en regardant ma tablette pour me repérer et je manque de poser le pied dans un trou du trottoir. Un vrai trou. Je trébuche mais rien de grave. J'aurais néanmoins dû faire attention à cet avertissement. Quelques instants plus tard, le restaurant est en vue. Plus que quelques mètres. Je sens déjà les bulles de la Myanmar de 640ml éclater doucement sur ma langue. Nous sommes sur la chaussée, il faut donc monter le trottoir, qui est très haut. J'anticipe, mais je n'ai pas vu le caniveau, plus bas que la chaussée. Et là c'est le drame. Torsion de la cheville gauche, tourné boulé de tong, raclage d'ongle sur l'asphalte, flash de douleur instantané. P@&*# de chidambaram de trottoir ! Olivier se demande ce qu'il se passe, me voit me plier sous la douleur. Je ne peux plus respirer, je ne vois plus qu'un écran rouge sang, mes oreilles bourdonnent et mon estomac se révulse.
Bon, d'accord, j'exagère, mais ça fait quand même très mal ! J'en ai la tête qui tourne. Je m'assois sur le trottoir un moment pour me remette de mes émotions puis nous nous dirigeons (en boîtant) vers le restaurant qu'on visait : fermé depuis 20h30 !! Non mais c'est quoi ces horaires !?
De dépit, nous allons juste à côté. Une sorte de brasserie où l'on peut manger des plats de diverses origines : mexicaine, française, birmane... Nous mangeons birman. Le serveur sympa m'apporte le code wifi de la connexion internet, voyant que je suis avec mon iPad. J'en profite pour regarder mes mails puisqu'à la pension rien ne marche. Nous commandons une Myanmar bien sûr, et je me passe la bouteille fraîche sur la cheville, n'ayant pas de glace. Je croise les doigts pour que ce ne soit qu'une foulure et pas une entorse. C'est qu'on a encore pas loin de deux jours de visite. Je ne peux pas me permettre de craquer si près du but. J'ai déjà fait presque tout le parcours sans tourista, ça serait balaud.
Je ne peux pas marcher les quelques kilomètres du retour, ou on arrivera pour le petit déjeuner. On helle donc un taxi qui nous ramène en dix minutes. Douche et au lit. On verra demain pour la cheville.

 

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