Jour 0, Départ

Et voilà, c'est parti pour un nouveau périple...

Vol avec Korean Air. On entre dans l'avion par la business class. On s'enflamme puis on redescend vite après s'en être rendu compte. Déco bleu pâle et crème, comme les hôtesses qui se ressemblent toutes.

 

J0-1

 

Vol à l'heure au départ de Paris, pas de soucis majeurs, nourriture bof, surtout le petit déjeuner: je veux faire local (dans un avion!) et prends un rice porridge tandis qu'Olivier mise sur une omelette. Le porridge de riz est en fait une boîte de riz cuit à l'eau et mal égoutté, et présenté tel quel. Dégueulasse. Olivier ricane...

3 heures de transit à Séoul ou l'on parcourt les boutiques de duty-free sans grand intérêt. Puis une fringale s'empare de nous, en particulier à la vue des grands panneaux nous ventant les bons petits plats coréens vendus dans les brasseries. Moi j'ai un prétexte, mon petit déj était à vomir. Mais Olivier? Il me soutiendra, les plats ont l'air très copieux. Ça sera une potée "bulgogi" avec du boeuf, du riz, des champignons mous (mais bons) et tout un assortiment de soupe miso, d'algues et de légumes/fruits inconnus. Puis on repart, non sans avoir cherché des bornes de recharge pour nos appareils électroniques.
Nouvel embarquement à 18h30 heure locale. Nouvel avion de Korean Air, même déco, même plats très moyens, même sièges étroits et serrés ou il est simplement impossible de dormir plus d'une dizaine de minutes sans devoir changer de fesse sous peine d'engourdissement, voire d'escarres !
22h30, heure locale (17h00 heure française), c'est enfin l'arrivée à Rangoon (Yangon en birman) ! Olivier n'en peut plus, il n'y croit pas, il n'y croit plus, on est en Birmanie ! !

 

location

 

Aéroport class bien qu'un peu vieillot (les moquettes des salons d'attente feraient pâlir d'envie un tapissier londonien des années 70). On obtient enfin le fameux tampon d'entrée, non sans s'être entraînés à prononcer le bonjour birman : mingalaba ! Le mien n'a aucun retour. En même temps, les agents à l'immigration ne sont pas réputés pour leur convivialité. Quant à Olivier, il ne comprendra jamais ce qu'il a entendu...
On est gentiment assailli par deux chauffeurs de taxi arborant le fameux longyi (sorte de sarong à carreaux porté par les hommes). On déclare ne pas avoir besoin de taxi et pour cause : on compte passer la nuit sur place puisque nous re-décollons dès 6h50 le lendemain matin pour Bagan, au nord-ouest. Le premier nous dit que ce n'est pas du même aéroport qu'on repartira pour un vol intérieur. Qu'il peut nous y emmener.
Catastrophe ! On avait pourtant bien vu qu'il n'y avait qu'un seul aéroport à Yangon !!
Puis le deuxième, plus jeune, nous dit que c'est à deux bâtiments d'ici, en fait 500 m et qu'on peut y aller à pied. Ouf.
On se pose donc sur nos sièges métalliques sans dossier, avec 3 télévisions qui diffusent en boucle des publicités birmanes à grands coups de Rihanna. La nuit sera de toute façon courte : il est 1h du matin et on doit se lever vers 5h...

 

J0-2

 

2h30 - Olivier a pu sombrer une petite heure, malgré la musique insupportable de la vidéo de présentation d'un distributeur d'argent, à quelques mètres. Moi pas. Pas une once de sommeil, pas un clignement de paupière dû à la fatigue. Je suis en plein jetlag, en plein décalage horaire. Alors je parcours le terminal de l'aéroport de long en large, échangeant quelques regards dépités ou sourires avec les personnels qui nettoient le sol. Passage par les toilettes ou un panneau rappelle que l'eau n'est pas potable : si elle ne l'est pas pour les Birmans, je n'ose imaginer ce qui pourrait nous arriver si on en buvait. Le spectre de la tourista ne me lâchera pas de tout le séjour. Pas d'eau du robinet bien sûr, pas de glaçons non plus, au moins dans les bouis-bouis, faire attention au brossage des dents. Quelle vie.